CONVENTION COLLECTIVE : Après la victoire, tous résistants !

Publié le par CFDT-FTV

La décision de la cour d’appel de Paris qui vient de tomber ce jour, conforte entièrement la démarche de la CFDT qui, dès le début avait défendu, avec d’autres syndicats (SNJ, CGC, SUD, SITR, SRCTA) le principe des délais de survie de la Convention Collective pour une durée de 3 ans, conformément aux dispositions de la CCPAV. La CFDT était, comme en première instance, partie prenante de cet appel et non pas simplement intervenant volontaire.

 

A cette époque, d’autres syndicats (CGT, FO), engagés dans une démarche d’accompagnement de la mise en place de l’entreprise unique, qui constituait l’essentiel de leurs préoccupations, nous traitaient de fantaisistes ou nous accusaient de mettre en œuvre des tactiques dilatoires pour retarder la restructuration.

 

Tout récemment, ces mêmes syndicats étaient prêts à signer un accord de substitution partiel et dangereux, invoquant leur sens des responsabilités et assumant l’accompagnement de la réorganisation. Aujourd’hui, ils crient à la victoire et vont même jusqu’à en réclamer les lauriers.

Malheureusement pour eux, les écrits restent et les personnels ne sont pas dupes de démarches de récupération qui nous paraissent bien dérisoires.

 

La décision de la cour d’appel constitue une victoire pour tous les salariés et pour les organisations qui n’ont jamais cessé de défendre leurs intérêts et leurs acquis, sur le terrain et en justice.

 

La décision de la cour d’appel ne règle pas pour autant tous les problèmes. Il importe aujourd’hui d’obtenir la prorogation de tous les accords d’entreprise, qu’ils concernent une unité entière (France 5, par exemple) ou qu’ils complètent et améliorent les dispositions de la Convention Collective dont le délai de survie vient d’être confirmé.

De même, l’Avenant Audiovisuel à la Convention Collective des Journalistes doit également être prorogé car sa durée de survie est inférieure à celle de la CCPAV.

Enfin, l’ensemble des textes collectifs doit être appliqué sans ambiguïté dans les DOM-TOM.

 

La CFDT et les syndicats qui partagent ses analyses, ont déposé un préavis de grève qui court toujours pour le 4 juin 2010, n’ayant pas reculé, comme certains, sur la demande de prorogation, tant de la Convention Collective que des accords d’entreprise. A cette heure, faute d’un engagement clair et précis de la Direction en ce sens, LE PREAVIS EST MAINTENU, d’autant que les réponses concernant les effets négatifs de la restructuration et la question des disparités salariales, figurant également dans le préavis, n’ont toujours pas été apportées de façon satisfaisante.

Publié dans Repères

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