Conventions Collectives : Faut-il toujours avoir peur du 7 juin 2010 ?

Publié le par CFDT-FTV

Le jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris est tombé plus tôt que prévu. Il déboute les organisations syndicales qui l’avaient saisi sur le délai de survie de la Convention Collective et la dissolution de l’Association des Employeurs de l’Audiovisuel Public.

En dépit de cette décision contraire à ce qu’on pouvait espérer, la CFDT ne regrette absolument pas d’avoir fait son devoir en utilisant tous les moyens possibles afin de préserver les garanties des salariés. D’ores et déjà, elle s’apprête à faire appel de ce jugement.

 

Contrairement à ce qui est affirmé dans certains tracts, la CFDT n’a jamais refusé de participer aux « négociations » entreprises depuis le 7 juin 2009. En revanche, elle a constaté que l’attitude de la Direction de France Télévisions n’a jamais été loyale et transparente. On peut très bien comprendre aujourd’hui pourquoi les éléments essentiels de la négociation n’ont été transmis qu’après la procédure d’information / consultation du CCE sur la réorganisation de l’entreprise.

Si ces textes avaient été communiqués dès le début des négociations, il est clair que la mascarade accompagnant la mise en place de l’entreprise unique n’aurait pas fait long feu en dépit de pseudo concessions sur les moyens attribués aux instances.

 

Pour la CFDT, la problématique reste rigoureusement la même. Le 7 juin 2010 ne constitue pas la fin du monde et, si un certain nombre de garanties prévus par accords d’entreprise perdent leur validité, il faudra bien que les services et les activités continuent de tourner. On se demande donc si la Direction osera prendre le risque d’un conflit majeur en les supprimant arbitrairement, sans parler de la pagaille qui s’ensuivrait.

En dépit de certaines affirmations, les avantages acquis et les dispositions sociales de l’accord France Télévisions S.A. constituent toujours des éléments protecteurs face à certains problèmes (maladie, licenciement, retraite).

Restent donc à négocier des dispositions majeures telles que le dispositif salarial, la progression de carrière, le temps de travail, l’évolution des métiers. Le propos n’est toujours pas de bâcler ces débats essentiels pour aboutir à un accord au rabais avant le 7 juin 2010. La CFDT reste donc mobilisée pour engager le rapport de force nécessaire avec les organisations syndicales qui partagent son analyse depuis la mise en place de France Télévisions.

 

La CFDT tient donc à démentir catégoriquement les affirmations de la Direction qui se répand beaucoup dans la presse en ce moment (Le Figaro, Le Point) pour affirmer que les syndicats ont le dos au mur après le jugement du TGI, après avoir déclaré que les concessions « historiques » obtenues par la CGT, après ses préavis de grève, ne valaient absolument rien.

Quant au départ anticipé de Patrick DE CAROLIS, c’est le moindre de nos soucis puisque nous n’avons jamais choisi nos dirigeants et n’entendons pas changer de ligne de conduite.

 

Une absence d’accord le 7 juin 2010 constituerait un échec monumental pour Patrick DE CAROLIS. Qu’il y réfléchisse !

Commenter cet article