En attendant… le 7 juin... 2012

Publié le par CFDT-FTV

Pas d’emballement, c’est un tango ! Celui que nous dansons depuis 10 mois maintenant. 7 mois à attendre les textes de la Direction et depuis 3 mois des discussions à fleurets mouchetés.

A l’heure actuelle, voici le constat essentiel que nous faisons : si la Direction affiche une volonté d’obtenir absolument une signature des nouvelles Conventions Collectives pour le 7 juin 2010, nous n’avons jamais constaté jusque là, qu’elle s’en donne les moyens.

 

Un projet à contre-pied de nos conventions.

 

Depuis le départ, la Direction se heurte à une injonction contradictoire : négocier dans un délai très bref un texte dont la philosophie est à l’opposé de nos conventions actuelles.

Forfait jours, temps de travail, salaires et classifications, automatismes, paritarisme, etc, … Chaque paragraphe des propositions de la Direction percute frontalement nos textes actuels, nos usages, notre culture.

Nous le constatons actuellement, sur le temps de travail, en 2 semaines nous avons débattu de 2 pages de texte et, sur nos remarques et propositions, nous attendons encore les réponses de la Direction.

Nous pouvons donc d’ores et déjà affirmer que rien ne sera négocié même partiellement au 7 juin prochain.

D’autre part, nous avons le sentiment assez net, que les négociateurs que nous avons en face de nous, n’ont pas les mains totalement libres pour négocier, c'est-à-dire amender et transiger en séance, et entre 2 séances, leur texte.

Nous avons au contraire le sentiment que tout doit être calculé, soupesé par la DG en lien direct avec Bercy. On ne peut pas dire que cela rende la négociation plus fluide.

Mais ce qui nous rend encore plus circonspects, c’est que, sur chaque élément concret de la négociation, la Direction avance des propositions à minima. Actuellement sur les heures supplémentaires, la Direction veut en raboter le paiement.

Hier, elle nous proposait d’inventer le temps de voyage payé à 50% du temps de travail effectif pour dégonfler le total des heures supplémentaires sur une semaine. Aujourd’hui, elle veut baisser les tarifs de ces mêmes heures supplémentaires. Le fossé qui nous sépare est toujours aussi béant.

Voilà pourquoi nous considérons que le délai de négociation légal est aussi le délai de négociation raisonnable : le 7 juin 2012.

Nous avons fait appel en ce sens, du jugement du Tribunal de Grande Instance sur le délai de survie de nos Conventions Collectives ; et nous avons un très grand espoir d’obtenir gain de cause.

D’ailleurs vu la vitesse de croisière des négociations, c’est à se demander si une prolongation n’arrangerait pas aussi la Direction. Car si les négociations n’avancent pas non plus en ce moment, c’est aussi parce que personne ne sait vraiment actuellement, qui est le capitaine du navire de France Télévisions. Ou combien sont-ils ?

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