LADROLE DE NEGO

Publié le par CFDT-FTV

Comme l’armée française au début de l’année 40, nous avons un peu le sentiment de participer à une « drôle de négociation ». Il faut menacer de tout annuler pour que le président, fin octobre, vienne lui-même lancer les opérations. Hier, le DRH de France Télévisions (théoriquement le « Grand Architecte » de ce nouveau texte) est peut être resté 1h30 à la table, avant d’être absorbé par d’autres tâches. Ce matin, son adjoint avait disparu, nous laissant avec les responsables RH des différentes chaînes de FTV. Des techniciens compétents, consciencieux certes, mais qui ne sont pas à même de répondre à des interrogations que nous avons au niveau politique du texte. En effet, ce qui a été étudié jusque là est toujours suspendu à une lecture globale et politique des « propositions » qui nous sont faites. Quant aux questions sur chaque chapitre que nous sommes amenés à poser, comme par exemple,

Les négociateurs que nous avons en face de nous, ne sont pas habilités à aborder cela.

Tant que ces questions ne sont pas éclaircies, chaque virgule n’est écrite qu’avec de l’encre sympathique, la négociation est virtuelle. Si bien, qu’hier nos collègues de la CGC ont décidé de quitter la table des négociations. Ce n’est pas dans notre esprit mais ça nous pouvons le comprendre. Pour illustration, nous sont parvenues hier soir les propositions de la direction en matière de temps de travail. Les bouleversements sont très importants (forfait jours, annualisation, coupures, prise en compte des temps de voyage, etc…). Il est clair que sur ce point, avant de rentrer éventuellement, dans le détail du texte, la direction devra justifier le bien fondé de ces « propositions », sinon il n’y aura pas de négociation.

En somme, nous relevons une contradiction entre, d’un côté la volonté affichée, la nécessité pour Patrick de Carolis de conclure un accord avant la date butoir du 4 juin 2010, et d’autre part, les moyens mis en œuvre pour y parvenir.

Pour les salariés, il reste à espérer que, comme lors de la drôle de guerre, cette négociation sur la convention collective ne soit pas notre ligne Maginot. En clair, si nous n’avons pas abouti en juin et que quelques jours plus tard nous changeons de président de FTV (simple hypothèse), que vaudront les paragraphes et chapitres que nous aurons négocié jusque là?

Voilà pourquoi, nous ne pouvons pas rester à nous observer des deux côtés de la tranchée pendant que Bercy se prépare à nous contourner.

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