Les 3 petits cochons...

Publié le par CFDT-FTV

Bompart, Carolis, Cottet... Ils sont 3 annoncés pour succéder ou se succéder à la présidence de FTV.  Mais lequel a construit la maison en briques? Les spéculations vont bon train. Comme à chaque fois cela donne lieu à un magnifique feuilleton qui se joue sur toutes les antennes et dans tous les médias d'ici à la fin de l'été.

 

Ce serait une fuite du très finaud conseillé de l'Elysée Alain Minc qui aurait fait échoué la nomination anticipée d'Alexandre Bompart. Le bruit courait depuis plusieurs semaines que l'équipe suivante pourrait se "tuiler" pendant quelques temps afin de faciliter la transition. Drôle d'idée, on imaginait mal comment une transition pourrait se passer facilement dans le contexte que nous connaissons... Bref, et puis le nom de Bompart est sorti et comme chaque fois: "c'est le premier qu'on dit qui y est pas!". Alain Minc, pressé de se prévaloir de son influence, s'en serait ouvert au sein du groupe Lagardère et le secret aurait donc fait long feu.

 

Bon, maintenant c'est une autre "info" de la bouche du "cheval inconnu" qui est à la mode. Patrick de Carolis terminerait son mandat (waouh! quelle info), et pourrait même se succéder à lui même pour un nouveau tour de piste, au moins jusqu'en 2012... Pourquoi? on peut lire l'article intéressant du Post à ce sujet (http://www.lepost.fr/article/2010/05/13/2072100_presidence-de-france-televisions-vers-le-chaos-total.html). En substance, Bruno Roger-Petit explique que Carolis a tellement miné le terrain de son successeur  (réforme de France 3, conventions sociales etc.) avec des dossiers faisandés, que le piège serait de lui demander d'assumer lui même son héritage. On a l'impression que l'esprit de Machiavel hante de nouveau l'Elysée.

 

Pour rendre tout cela crédible (dépêche AFP à l'appui, on ne recule devant rien), il faut une source "fiable". Dans ces cas là, l'Elysée sort ses ministres-bis, en l'occurrence, on apprend dans Le Point que l'option "Carolis one more time" aurait la faveur de Claude Géant ci-devant secrétaire général au chateau (http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2010-05-12/france-televisions-patrick-de-carolis-soutenu-par-claude-gueant/1253/0/454334). L'avantage de mettre ses propos dans la bouche de Claude Guéant, c'est que quand il parle, cela peut exprimer la pensée du président en plein débat intime, et que, par là-même, si jamais c'est une autre option qui est choisie, personne ne se sentira désavoué.  Dans son article, Emmanuel Berretta, pointe lui aussi dans un bilan jugé plutôt bon mais contrasté, les nuages noirs à l'horizon (conventions sociales, France 3).

 

Reste le cas de Jean-Pierre Cottet, un ancien de FTV, depuis un peu plus de 5 ans maintenant chez Lagardère (lui aussi), fin connaisseur de la maison et qui serait également candidat mais touché par la limite d'âge, il aura 65 ans l'an prochain. On en avait aussi parlé comme adjoint de Bompart, pour le guider dans le dédale piègeux de la télé publique.

 

Beaucoup au sein de la maison publique, pensent que Bompart ne sera pas le Graduate (le Lauréat). Tout simplement parce que, historiquement, ce n'est jamais le premier nommé qui a été nommé (ni même les premiers nommés). Une sorte de règle immuable, issu d'observation au fil du temps, à peu près aussi fiable que le calendrier météorologique paysan et que l'on peut vérifier chaque année à cette époque, à l'occasion des saints de glaces. En sommes comme les mousquetaires, les 3 petits cochons seraient 4. Cependant en période de changement climatique et de rupture et de dé-rupture et de re-rupture et vice versa, une autre option est possible...

 

Une dernière option... Le rappel éventuel de Carolis serait lui aussi un écran de fumée destiné à détourner l'attention des médias, d'Alexandre Bompart pendant les prochains mois. Cela pourrait aussi être un moyen de mettre la pression sur le duo Carolis-Duhamel. Le message pourrait être "si vous ne déminez pas le terrain, notamment sur les conventions sociales, c'est vous qui allez assumer la suite et votre vrai bilan". En attendant, maintenir De Carolis en place jusqu'au bout c'est le meilleur moyen de le garder sous pression alors que nous croyons savoir, qu'il préfèrerait être déjà parti. Le meilleur coup de pied sous la table et dans le tibia vient sans doute de son ministre de tutelle et néanmoins "ami", Frédéric Mitterrand estimant que PDC "est en train de négocier une convention collective qui est très importante pour tout le personnel de France Télévisions, il faut le laisser travailler" (AFP). Sous-entendu bon courage... On dit ça parce que PDC se serait plaint, en conseil d'administration, que son ministre co-organisait le bal des prétendants lors de "dîners et déjeuners en ville".

 

En somme, pour paraphraser l'ambassadeur de France en Egypte, à la veille de l'invasion du canal de Suez: "l'été sera calme".

 


 

 

 

 


 


 


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