Négo du 11 février 2010: les syndicats demandent une explication de textes à De Carolis

Publié le par CFDT-FTV

En ouverture de la négociation de ce jour, tous les syndicats demandent à la direction de retirer ses textes et de repartir sur une base de négociation à partir des conventions actuelles. Nous demandons à ce que Patrick De Carolis revienne devant nous pour défendre ses propositions ou acter un changement de cap.

Tract CFDT de ce jour:

Les négociations des textes collectifs ont officiellement commencé il y a plus de 7 mois. Nous venons à peine de recevoir la totalité des « propositions » de la Direction, les plus importantes (temps de travail, classifications, salaires) n’ayant été communiquées qu’à la dernière minute.

La manœuvre utilisée par la Direction pour enliser les négociations se retourne aujourd’hui contre elle. La brutalité du texte proposé, la volonté tenace de revenir sur tous les acquis des salariés, rendent à ce jour impossible l’amorce d’une vraie négociation.

Faut-il rappeler que le président De Carolis, quand il tentait de vendre les bienfaits de l’entreprise unique, avait promis, dans la corbeille de mariage, une véritable « constitution sociale », qualifiée d’accord « gagnant-gagnant » et permettant enfin de procéder à l’harmonisation tant souhaitée depuis des années.

Mais que constatons-nous après étude des textes de la Direction ? Les propositions salariales détruisent les métiers, bafouent l’équité et la transparence et reviennent sur toutes les garanties de progression dont disposaient les salariés (formation, expérience, ancienneté, paritarisme). Quant aux propositions concernant le temps de travail, elles font sauter tous les garde-fous qui nous protégeaient jusque là.

Le fossé infranchissable qui vient de s’ouvrir entre la Direction et les organisations syndicales interdit toute amorce de négociation. Entre la révision des textes collectifs et leur destruction pure et simple, il ne peut pas exister de compromis. Prise à son propre piège, la Direction sera donc bien forcée de convenir qu’il faut discuter à partir des textes existants et que tout le temps perdu impose une prorogation des délais de négociation.

Sans ces deux conditions essentielles, il y a fort à craindre que la date du 7 juin 2010, fixée arbitrairement comme limite de la négociation, soit atteinte sans qu’aucun texte n’ait été signé. La possible application du Code du Travail, brandie par la Direction, n’empêchera pas la CFDT, avec ses partenaires syndicaux, de poursuivre son combat pour le maintien et la modernisation de nos textes collectifs."

La direction estactuellement informée de notre rejet global de ces textes et de notre demande d'explication de P. De Carolis.


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