Négo du 26 février 2010

Publié le par CFDT-FTV

Après la séance houleuse d'hier, nous consentons à venir voir si la direction à quelque chose à nous proposer. Elle nous fait beaucoup de déclarations de bonnes intentions mais pour l'instant on ne voit rien concret arriver sur la table.

Pour notre part, nous considérons qu'il n'y pas à se précipiter dans un éventuel conflit car le principe des avantages individuels acquis bénéficie aux salariés à l'échéance des conventions collectives. En somme le statut actuel des salariés sera maintenu de fait si aucune convention n'est signée au 7 juin, contrairement à ce que veut nous faire croire P. De Carolis. Nous reviendrons sur ce principe d'avantage individuel acquis dans les prochains jours.

Comme d'habitude, le best -of du jour:


Direction : Nous sommes prêts à poursuivre la discussion et à rentrer dans le détail du texte, encore faut-il que vous nous pointiez précisément les points de blocage dont vous nous parlez.

FO : je vous prends  au mot. La prime d’ancienneté n’est pas un gros mot. Elle disparait de votre système, alors que les gens y sont sensibles, nous proposons qu’elle soit augmentée de 2%.

SNJ : on souscrit à ce qui vient d’être dit. La prime d’ancienneté est une composante importante du salaire, on va travailler de plus en plus tard, la supprimer est un préjudice grave pour les salariés.

CFDT : de manière plus générale, on vous a saisi hier du problème des automatismes. Vous voulez les supprimez et nous actuellement dans notre système actuel on les a. Vous nous parlez de garanties qu’on ne comprend pas, qui sont floues, avez-vous des propositions concrètes à faire dans ce domaine, oui ou non ?

CFTC : vous nous demandez d’abandonner un système – l’ancienneté – qu’on a mis des années à bâtir et vous le remplacez par rien. C’est inacceptable pour nous.

Direction : On souhaite simplifier la composition du salaire avec du salaire de base, une prime d’ancienneté et des éléments variable dus à l’activité. C’est vrai qu’au départ cela peut apparaitre comme une réduction de la valorisation de l’ancienneté mais c’est aussi notre volonté de mieux valoriser le travail et moins la fidélité.

SNJ-CGT : vous êtes dans une vision libéralo-pétainiste des rapports sociaux dans l'entreprise...  

Le tour de table continue.

Direction : on propose dans notre système que les différentes primes soient intégrées au salaire (un vidéo qui collectionne les primes les verra intégrées à son salaire de base). On va faire des pas vers vous pour plus de garanties dans l’évolution de la carrière.

CGT : votre discours c’est « dites nous de quoi vous avez besoin on vous expliquera comment vous en passer ». Il va y avoir une perte sèche après 20 ans de carrière pour tous les salariés de B6 à B21. De 1500 à 3500€, expliquez-nous et à eux comment il vont s’en passer ?

CFDT : encore une fois on a rien de concret, vous nous dites on va faire des pas vers vous mais quand allez vous nous communiquer des propositions écrites ? On jugera sur pièce. On a un système qui marche pas, avec qq dysfonctionnements, mais auquel on tient et qui nous parait beaucoup mieux que ce que vous voulez nous imposer. Au vu de ce que vous avancez nous on dit : on garde notre système! On est pas pressé, et on ne sent pas la pression du 7 juin. Ne vous en faites pas. Ce que l’on constate c’est que dans la composition du parcours professionnel c’est un parcours du combattant où il faut empiler les compétences pour avancer. C’est l’abandon de la notion de métier et de cœur de métier. Les salariés tiennent à cette notion et on pense que c’est nocif pour l’entreprise d’abandonner cette notion. Comment comptez-vous garantir l’avancement dans la carrière d’un salarié qui pratique son métier et qui est bon dans ce domaine ?

Direction : C’est de ça dont il faut discuter…


Sur le paritarisme la direction affirme que le système actuel (commissions paritaires avancement, mutations, discipline) ne fonctionne pas bien. Elle considère que si le nouveau système qui est proposé ne nous convient pas (essentiellement des commissions qui donnent un avis après que la direction ait pris sa décision), c’est aux syndicats de proposer des aménagements. En fait la direction nous propose encore le même discours, «  on casse ce qui existe et c’est à vous de nous proposer autre chose que ce qu’on veut vous imposer ».


Les syndicats sont unanimes pour pointer les turpitudes de la direction à propos des commissions paritaires. Son objectif est de prendre des décisions, sans appel possible pour le salarié, avec un minimum d’information des représentants du personnel. Les délégués du personnel (qui seront beaucoup moins nombreux) ne seraient informés lors de réunions qu’à postériori. On ne sait toujours pas si la direction va nous faire des propositions concrètes là-dessus. La CFDT rappelle que les salariés bénéficient d’un système imparfait mais qui fonctionne encore et ne veut pas en changer pour un système sans aucune garanties encore une fois.

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