NOUVELLE MAJORITÉ AU COMITÉ CENTRAL D’ENTREPRISE

Publié le par CFDT-FTV

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu’au bout, comme le veulent les salariés, nous avons voulu faire l’unité avec la CGT.

Mais les derniers événements ont hélas montré l’incapacité de cette dernière à travailler en

intersyndicale : rejet systématique de toutes les propositions d’ouverture des autres

syndicats, refus de se joindre au préavis du 4 juin et à ceux qui l’ont précédé, désaccord

profond sur le contenu et le déroulement de la renégociation des conventions collectives,

attitude hégémonique au Comité Central d’Entreprise etc… Un constat qui nous amène

aujourd’hui à constituer un nouveau bureau SNJ CFDT CGC SUD pour cette instance

représentative du personnel de France Télévisions

 

 

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Bien sûr, ceux qui ont toujours refusé l'unité syndicale vont pousser des cris d'orfraie.

Bien sûr, les mêmes continueront de dénigrer ceux qui ont travaillé ensemble, dans l'entreprise et

en justice, pour parer les mauvais coups de la direction, sur la réorganisation de l'entreprise et sur

les textes conventionnels.

Bien sûr, face à la décision de l'intersyndicale de prendre en main les destinées du Comité Central

d'Entreprise de FTV, la CGT joue la victimisation.

Pourtant, cette décision de changer le bureau du CCE est le résultat logique de l'échec

complet de la stratégie de la CGT :

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Aux yeux de la direction, et dans ses écrits, dans les médias, et dans les faits, la CGT est

le syndicat « partenaire objectif » qui a facilité la mise en place de l'entreprise unique

France Télévisions. En votant un avis, même négatif, le 15 décembre 2009, la CGT a

permis à la direction de lancer le rouleau compresseur. En exigeant plus d'informations,

comme le proposait l'intersyndicale SNJ CFDT CGC SUD, la direction aurait été obligée de

prolonger les délais de concertation, de tenir davantage compte des intérêts des salariés,

et au final de revoir au moins en partie son projet.

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Plus grave encore, la CGT s'est disqualifiée en annonçant qu'elle signerait le 7 juin

« l'accord de substitution » à la convention collective des PTA et à l'avenant audiovisuel

des Journalistes : Or, ce texte proposé par la direction de FTV était une régression sans

précédent pour tous les salariés de France Télévisions. Pourtant, cette volonté de signer

avait été rappelée par la CGT dans ses tracts... la veille même de la décision de justice qui

reportait les délais de négociation au moins jusqu'en 2011 ! Pour mémoire, la même CGT

ne faisait que railler le recours en justice intenté par le SNJ, la CFDT et la CGC sur ces

délais de négociation.

Aujourd’hui, pour l’intersyndicale SNJ, CFDT, CGC, SUD, les objectifs du CCE sont clairs :

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L’emploi doit redevenir une priorité du CCE : vrai contrôle du plan de départs volontaires à

la retraite et de leurs remplacements, transparence sur les mobilités géographiques et

professionnelles. Face au manque criant de moyens humains, la direction doit se montrer

responsable et embaucher !

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Partout où la désorganisation détériore les conditions de travail et la santé des salariés, la

direction doit rendre des comptes (y compris devant la justice). Or, l’ancien bureau du CCE

n’a rien fait en ce sens. La liste des points de blocage ne cesse pourtant de s’allonger :

motion de défiance à RFO Malakoff (Agence) et à la rédaction nationale de France 3,

restructuration calamiteuse des services administratifs et des antennes, déménagements

intempestifs de locaux et de services etc…

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La direction doit expliquer son projet économique sur le Global média, les Web TV et les

nouveaux supports : quels impacts sur les métiers, quels emplois, quel financement ? Il est

incohérent de renégocier les conventions collectives sans connaître les intentions de la

direction sur ces points.

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Le projet TNT outre-mer : quel contenu pour les « Télés Pays », quelles conséquences

pour les programmes et pour les emplois ?

 

Pour mener une politique différente au CCE, dans une nouvelle et large union, il était

donc nécessaire de mettre fin à la stratégie de l'échec de l'ancien bureau. Nous voulons

des réponses aux questions légitimes de tous les salariés et nous mettrons tout en

oeuvre pour les obtenir. Là encore devant la justice s’il le faut.

 

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