Reprise des négos.

Publié le par CFDT-FTV

Tout le monde est revenu autour de la table des négociations ce jeudi 4 février 2010. Voici les première déclarations:

Déclarations préliminaires CFDT :

Nous reprenons les négociations ici aujourd’hui maintenant que vous nous avez fournit l’ensemble des textes, comme nous l’avons demandé. Cependant ceci a été fait 7 mois après le début des négociations, 7 mois de retard. En conséquence, nous demandons pour procéder à une négociation sérieuse que le délai imparti soit prorogé de 7 mois soit jusqu’en janvier 2011. Vu l’importance du chantier, une nouvelle « constitution sociale » comme l’a annoncé le président de FTV,  et l’écart qui sépare vos propositions de départ de nos acquis, ce délai nous parait un minimum. Votre seul argument pour nous maintenir dans le calendrier actuel (obligation de conclure un accord avant le 7 juin 2010), c’est de nous menacer de l’application du code du travail. Cela ne nous fait pas peur, les personnels actuels conserveront de toute façon leurs avantages acquis.

Déclaration du SNJ :

Après réception de l'intégralité de la proposition de la direction en matière d'accords sociaux vendredi 29 janvier, et compte tenu des échanges sur ce sujet réalisés dans le cadre de la négociation sur le préavis de grève du 28 janvier dernier, le SNJ a choisi de participer ce jeudi 4 février à la négociation sur le projet d'accord d'entreprise.

Notre propos aujourd'hui est double. Il s'agit de rappeler  les engagements  de la direction sur :

la prorogation des accords sociaux en vigueur au-delà du 7 juin dans l'hypothèse où les négociations ne seraient pas terminées à cette date ;

sa volonté d'aboutir à une présentation homogène et distincte  du Livre « journaliste » de son  projet.

Il s'agit également d'exprimer notre désaccord total avec les principes, les modalités et les finalités  des chapitres « classification » et « rémunérations » dévoilés vendredi dernier.

Nous dénonçons une vision décadente de l'entreprise et destructrice du service public.

Nous récusons le glossaire élaboré par la direction, en particulier la notion de « famille d'emplois ».

Nous rejetons le terme de « manager ».

Nous ne partageons pas la vision de salariés hiérarchisés selon onze classes.

Nous estimons que les critères avancés par la direction conjuguent préjugés et conformisme derrière une  rationalité factice.

Nous refusons le principe d'une grille unique interprofessionnelle qui détruit l'unicité de la profession de journaliste.

Si nous considérons que les principes exposés sont néfastes pour l'ensemble des salariés de FTV, ils sont tout particulièrement inadaptés à la profession de journalistes.

La disparition de l'avenant audiovisuel porte atteinte au bon exercice de la déontologie et de l'indépendance des journalistes.

La primauté donnée aux fonctions d'édition et d'encadrement sur les fonctions de reportages constitue une régression inacceptable.

La notion de journalistes pluri-qualifiés ouvre la voie à la destruction d'emplois de techniciens et conduit à la disparition d'une information de qualité.

Les dispositifs salariaux abandonnés à la discrétion des seules hiérarchies sont  provocateurs.

Etc, etc...

La question de fond est désormais pour le SNJ de savoir si la direction a la volonté de reprendre ce dossier sur des bases réalistes ou si elle a choisi de renoncer à conclure des accords sociaux à FTV.

 

Déclaration CGC : Nous revenons à la table des négociations maintenant que nous avons l’ensemble de vos propositions. Vu les documents que vous nous proposez les négociations s’annoncent ardues. Nous ne voyons pas comment cela peut tenir dans les délais impartis.

 

Déclaration CGT : vos propositions concernant les critères classant, les multi-qualifications des journalistes ne sont pas acceptables, vous allez devoir faire très attention à ce que vous allez dire et proposer car les salariés nous regardent.

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