Urgent, Direction cherche partenaire bienveillant pour petite signature équivoque

Publié le par CFDT-FTV

La direction se retrouve finalement prise en tenaille entre la date butoir du 7 juin pour négocier une nouvelle convention collective et la menace des Avantages Individuels Acquis des salariés. La seule chance pour elle d’en sortir, c’est, qu’un ou plusieurs syndicats, lui donnent un coup de main en signant, avant le 7 juin, un accord qui se substituerait à nos conventions mais surtout, qui empêcherait quiconque de faire acter ses AIA.

 

Cette réflexion ne nous vient pas d’une brutale bouffée de paranoïa mais ce que l’on entend autour de la table des négociations. A l’heure actuelle, la solution la plus raisonnable est que la direction s’engage à prolonger nos textes conventionnels, le temps nécessaire pour négocier une nouvelle convention. Elle s’y refuse pour l’instant, essentiellement parce qu’elle a peur qu’après le 7 juin, les salariés puissent se prévaloir de leurs avantages acquis.

 

Cette demande de prorogation a été relayée par l’ensemble des syndicats à quelques nuances près. Certains ont émis l’idée de signer avant le 7 juin un accord actant ce qui aurait été négocié à l’instant T. Le prétexte avancé : « engranger les avancées importantes de la négociation ces dernières semaines ». C’est exactement ce que recherche la direction. Précisons que nous n’avons pour l’instant discuté ni des salaires, ni des qualifications, c'est-à-dire l’essentiel de nos garanties collectives. Et que donc l'importance des avancées est donc très relative. Pour être clair rien de fondamental n'a été "engrangé" pour l'instant.

 

Autant dire que d’ici le 7 juin toute signature d’un texte n’interviendrait que sur l’accessoire en prenant le risque de remettre en cause l’essentiel. C’est la responsabilité que prendraient le ou les signataires. Car le but de la direction est bien de faire signer un accord partiel qui fasse juridiquement tomber l’ensemble de nos garanties.

 

Le risque maximal en cas de signature est que nous nous retrouverions tous avec des conventions collectives en sursis, sans aucune possibilité de conserver nos avantages salariaux et avec le risque de nous retrouver dans une négociation au rabais mais sans plus aucun moyen de pression sur la direction.

 

Nous serons donc particulièrement vigilants dans les 5 semaines qui viennent à ce qu’aucun « deal » ne vienne mettre en danger nos garanties sociales.

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